Chérif KHEDDAM, interview, partition et vidéo.

 

 

Interview de Chérif Kheddam

 

 

Êtes-vous l’auteur et le compositeur de toutes vos chansons ?

 

Oui. Absolument.

 

C’était plutôt singulier à l’époque qu’un autodidacte se lance dans l’écriture musicale ?

 

Lorsque j’ai eu les premiers contacts avec des musiciens professionnels, je ne connaissais encore rien du langage musical et je venais de découvrir que la musique pouvait s’écrire. J’avais ressenti immédiatement cette insuffisance comme un handicap. Quand on m’a parlé des droits d’auteur, je ne savais pas non plus comment m’y prendre pour déclarer mes œuvres à la SACEM, dont j’ignorais l’existence. On m’a alors conseillé d’écrire la musique. J’ai aussitôt cherché un professeur de solfège en parcourant, au hasard, les annonces d’un magasin d’instruments de musique. J’avais 28 ans.

 

 

Dans une seconde étape de votre parcours en 1962, vous vous êtes quelque peu dévié de la chansonnette de vos débuts qui a pourtant marqué son temps avec beaucoup de succès, comme Nadia, pour passer à un stade de composition plus élaboré. Pourquoi cette évolution ?

 

« Je voulais tenter une expérience nouvelle pour traduire un peu sur le plan pratique mes quelques connaissances, en vue d’enrichir les thèmes, avec un apport d’instruments modernes et en employant une polyphonie. Du reste, cette initiative hasardeuse n’était pas du tout du goût de la maison de disques qui, au niveau des coûts, devait faire appel à de plus grands orchestres. Cela a d’ailleurs suscité des frictions avec le responsable de la production à l’idée d’un succès commercial incertain.

 

J’ai dû, à cet égard, encaisser maintes fois des remarques désobligeantes du style : «Quoi, tu veux te prendre pour Mozart ou Beethoven !» ou bien : «Pendant que les gens marchent à pied, toi tu veux faire du 100 à l’heure !»

 

Mais de mon côté, je me suis entêté à poursuivre mon idée jusqu’au bout, quitte à arriver à une rupture du contrat. En effet, il faut dire qu’il y avait une certaine réticence du public de l’époque qui n’avait pas le même niveau de connaissances générales que maintenant. Il avait du mal à accepter le changement, en manifestant moins d’engouement pour le nouveau genre. L’éducation de l’oreille vient progressivement avec le temps. »

 

 

Interview réalisée en 2002.

 

En intégralité sur :

http://amalouahcene.musicblog.fr/423053/Interview-avec-Cherif-Kheddam/

 

 

Ay Akal, TERRE NATALE (Chérif KHEDDAM) paroles

 

 

Oh ! Pays où nous sommes nés

Tu es un pays de neige et d’air pur

Nous sommes ta seule famille

T’aimer est un devoir

Nous t’adressons chaque jour notre salut

Nous en appelons à toi de toutes parts

 

Au pied de ton figuier et de ton olivier

Il est bon s’asseoir

Heureux le coeur qui te voit

Vallées ou montagnes

Tu es pays de soleil et de lumière

Dans la paix nous reviendrons à toi

 

Entre les frênes et les ormes

Soleil et douce brise

Grâce à toi le malade recouvre la santé

On vient vers toi de partout

T’oublier jamais

Toi qui nous as élevés

 

Terre d’où nous avons poussé

Il n’y en a point deux comme toi

Que nos aïeux ont labourée

Que ce soit ravin ou pente

Il faut le répéter à

Ceux qui veulent la voir

 

Traduction Tassadit YACINE

 

  

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